Espoir ? « Depuis 15 ans la recherche a beaucoup avancé et on connaît désormais la cascade d’erreurs qui provoque la mort du cerveau » explique le Dr. de Ladoucette. Les facteurs de risques sont mieux connus : facteur génétique, le sexe (les femmes sont plus touchées que les hommes), l’âge… En effet, on sait que la maladie atteint 5% des plus de 65 ans, 15% des plus de 80 ans et 30% des plus de 90 ans. Ce sont les personnes âgées de plus de 75 ans qui sont les plus touchées et leur nombre va doubler dans les 15 prochaines années. Cela dit puisque qu’on connaît mieux les facteurs de risques, c’est sur eux que l’on peut agir : en effet, on connaît les « bourreaux du cœur » que sont l’hypertension, le tabac, le mauvais cholestérol, la sédentarité, les troubles de l’alimentation (obésité). Pour les combattre, il convient donc d’opter pour un « régime vertueux » comme le régime méditerranéen. En effet, il a été prouvé que ce régime réduit notablement les risques d’accident cardio-vasculaire et qu’il améliore en outre la capacité de notre cerveau à réagir. Il faut savoir qu’au départ chaque individu possède une réserve cognitive, un « capital cognitif ». La maladie d’Alzheimer entame chaque jour un peu ce capital. Donc plus le capital de départ sera important, plus la maladie mettra de temps à l’user.
Cette « capacité cognitive » peut et doit être stimulée. Comment ? Il faut combattre la sédentarité intellectuelle par toutes sortes d’activités : jardinage, jeux de cartes, voyages et déplacements. Il faut sortir de la routine et rechercher tout ce qui met en éveil.